Micro-BIC ou régime réel
Au micro-BIC, l’administration applique un abattement forfaitaire et aucune charge réelle n’est déduite : 50 % pour la location meublée de longue durée et les meublés de tourisme classés, 30 % pour les meublés de tourisme non classés. Pour les recettes de 2026, le micro-BIC est ouvert jusqu’à 83 600 € pour les meublés de tourisme classés et jusqu’à 15 000 € pour les meublés de tourisme non classés. Au régime réel, les charges effectivement payées et l’amortissement du bien et du mobilier viennent réduire le résultat.
Loueur non professionnel ou professionnel
Le loueur devient professionnel lorsque les recettes annuelles de location meublée du foyer dépassent 23 000 € et dépassent aussi les autres revenus d’activité du foyer. Sinon, l’activité reste non professionnelle.
Prélèvements sociaux
Les revenus de location meublée supportent 18,6 % de prélèvements sociaux (CSG 10,6 %, CRDS 0,5 %, prélèvement de solidarité 7,5 %), contre 17,2 % pour la location nue.
Déficit
Au régime réel, un déficit de location meublée non professionnelle s’impute uniquement sur les revenus de même nature, pendant les dix années suivantes.
Revente et amortissements
Pour calculer la plus-value, le prix d’acquisition est diminué des amortissements admis en déduction pendant la location (article 150 VB, III du code général des impôts, issu de la loi de finances pour 2025). Les logements situés dans certaines résidences sont exclus de cette règle : résidences étudiantes, résidences services pour seniors, établissements sociaux et médico-sociaux, établissements de soins de longue durée.